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Retrouvez ici mes papiers et les vidéos réalisées en lien avec les sujets de la gouvernance, de la communication et de la stratégie.
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Pour commencer ce bel été, je voulais vous raconter une histoire personnelle. Je suis aussi un collaborateur d’élu, (normalement) un homme de l’ombre en dehors du fonctionnement de l’administration et recruté personnellement par l’autorité territoriale (Maire, Président peu importe).


A mon arrivée programmé sur un poste, j’avais pour principal interlocuteur le Directeur Général. Il m’avait été précisé qu’il serait le « facilitateur »à ma future arrivée. Quelques jours avant ma prise de poste, je l’interroge pour connaître les modalités d’arrivé et notamment les moyens pour se rendre au siège très excentré, loin des gares.


La réponse n’a pas tardé « Bonjour, prenez le bus départemental. ». C’est en effet un moyen de transport utile pour des trajets courts, mais peu adapté quand vous venez de plus de 120 km.


Depuis cette réponse proprement effarante, je m’intéresse à l’onboarding. C’est à dire les mesures que toute organisation prend pour faire comprendre au nouveau recruté qu'il apporte un plus dans l’écosystème de votre organisation. C'est aussi l’aider et le soutenir dans sa prise de poste en mettant en avant, tout ce qui le rend unique ! Cette thématique m'apparait d'autant plus stratégique que les tensions sur les métiers augmentent. Elle est enfin tellement symptomatique de la politique de ressources humaines développée.


Quoi de plus compliqué que d’arriver devant un espace de travail sans indication ! Sans code d’accès à l’ordinateur! Sans ordinateur ! Sans présentation officielle !


Ces questions étaient vraies il y a 3 ans. Maintenant vous pouvez l’étendre au cercle familial.


Voilà une nouvelle perspective de réflexion pour stabiliser vos équipes, non ?


Sinon, pour finir cette histoire personnelle: je me suis adressé vers un autre futur collègue qui m’a très bien reçu. Il m’a indiqué une gare proche de chez lui pour venir me chercher. Il s’est chargé de me présenter à tous. Et c’est toujours un super pote 🤗.


En 1990, un groupe pharmaceutique s’interroge sur les grandes variations d’acceptation de ses médicaments entre ses patients, pour les mêmes traitements, et les mêmes types de pathologies.

Nonaka et Takeuchi, 2 chercheurs japonais explorent un moyen d’aplanir ces disparités sous l’angle de la création de connaissance. Ils créent des groupes d’échanges composés de représentants de l’entreprise, de médecins et de patients. L’objectif est de mieux comprendre comment faire pour que chaque médicament soit mieux accepté.


Dans un second temps les auteurs se sont interrogés si cette connaissance personnelle (implicit knowledge) entrait dans une création de connaissance organisationnelle dans l’entreprise (explicit knowledge).

Les deux universitaires japonais ont prolongé le constat dans la même entreprise pharmaceutique. Cette société avait la volonté de créer un transfert de connaissance entre ces salariés au bénéfice du collectif.

Sous la forme de nouveaux groupes de partages et/ou de tutorats, Nonaka et Takeuchi ont montré comment créer une connaissance globale.


Au final, le cycle Bâ proposé par les auteurs japonais conduit à une formalisation d’un process managérial qui intègre toutes les personnalités. C’est une forme de management vertical et bienveillant. Le Bâ est le cadre favorable dans lequel peut s’exercer la spirale de création de connaissances collectives.


A l’ère de l’information démultipliée, au moment où chat-GPT nous permet de gagner du temps dans une production de connaissance simple et rapide, le cycle de Nonaka – Takeuchi permet de poser les constats, d’engager les moyens pour créer une connaissance organisationnelle et la partager dans l’environnement du travail.


En effet, Nonaka et Takeuchi définissent le Bâ comme un espace partagé de relations émergentes entre des individus comme l’explique Pierre Fayard depuis 2002. Cet espace peut être physique (lieux de travail, séminaires, programmes de formation) ou mental (expériences, brainstorm, idées).


Un exemple de ce cycle de Bâ repris ci-dessous :




Dernière mise à jour : 27 juin 2023


Au cours de ma petite carrière de « plume », j’ai souvent constaté que les périodes autour des discours, allocutions ou prises de paroles étaient difficiles à appréhender. Nous sommes tous marqués par les tirades déclamées par de brillants avocats, des acteurs incarnés ou des personnalités publiques engagées.


Il s’est créé une forme de "complexe". Nous sommes imprégnés (et le mot est faible) de ces scènes remarquables. Parler, s’exprimer en public est le propre de l’Homme dès l’agora grec.


Au moment d’un repas familial ou entre amis, cet été par exemple, vous serez appelé à parler devant tout le monde pour annoncer une nouvelle ; pour affirmer une position et la défendre.


Parler devant un auditoire est donc le propre de l’homme dans sa relation sociale. Il y exprime ouvertement ce qu’il est, ce qu’il veut représenter. L’art de la prise de parole ; entre ce que vous voulez dire, ce que vous dites et ce que l'auditoire aura compris ; est au cœur de la communication.


Voilà pourquoi nous faisons des discours, nous prononçons des mots qui affirment notre individualité et exposent aux autres notre situation, notre position. Pour cela, le discours doit mettre en valeur le contexte et faire savoir ce que nous savons faire.


Je prends, à dessein, l’exemple d’un adjoint au Maire qui officie pour un mariage. L’élu de la République expose devant toutes les personnes présentes les textes de loi qui régissent cet engagement réciproque. C’est une obligation légale.


Plus encore, la loi a imposé une rencontre au préalable entre l’élu et le couple qui permet de personnaliser le discours. Cette personnalisation met en relief les valeurs du couple et de la République, ce qui rend authentique le mariage. L’élu peut ainsi préparer son discours, le personnaliser pour exprimer à l’auditoire ce qui ressort de positif dans ce mariage, et l’enthousiasme de cette union.


Dans un discours, il faut donc 3 ingrédients :

1/ Être positif et enthousiaste ;

2/ Parler à l’auditoire ;

3/ Se préparer.


Lire son texte, apprendre par cœur, utiliser la méthode des 3 chiffres peu importe : les 3 ingrédients restent le socle pour trouver un appui, une zone de confort psychologique rendant votre propos aisé.


Et si cela ne suffit pas… Se faire aider par un spécialiste, est une bonne solution.

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